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Il devient pensionnaire à la Villa Médicis à Rome de 1994 à 1996 et lauréat de la Villa Médicis hors-les-murs en 1998 pour une collaboration avec le Musée Tinguely de Bâle. le Prix du Lande de Basse-Saxe lui permet dintégrer une Résidence de 6 mois à Schreyahn en Allemagne. Compositeur en résidence à lENM de Brest de 1998 à 2000 puis à "lAkademie Schloss Sollitude" en 2000. Compositeur en résidence à Annecy de 2000 à 2002, il participe à la mise en place d'un nouveau lieu de recherche et de diffusion en Haute-Savoie, le M.I.A. (Musiques Inventives d’Annecy). En 2002 et 2003, il est compositeur invité à Berlin par le D.A.A.D. (Office Allemand d'Échanges Académiques). Sa musique peut se caractériser par une construction audible de données acoustiques, spatiales et instrumentales, préoccupations qui lamènent en plus des concerts à la conception dactions "in situ" voire interactives. Thierry Blondeau conçoit également depuis 2000 des pièces à destination des musiciens de tous niveaux, afin de rendre les créations musicalement exigeantes accessibles dès l’apprentissage. « La présence d’un compositeur pratiquant les musiques enregistrées et instrumentales permet deux niveaux de collaboration : la disponibilité du compositeur pour une assistance musicale individuelle, et la confrontation de projets esthétiques des différents compositeurs, en rapport avec une réflexion sur l’infinie multiplicité des attitudes face à la création musicale. De même que l’expérience électroacoustique me semble incontournable pour un compositeur apprenti ou non, l’absence d’expérience instrumentale peut être dommageable. Souvent, les raisons sont les mêmes dans les deux sens : l’apprentissage des moyens techniques semble fastidieux. Mon attitude peut paraître naïve : c’est en composant que l’on devient compositeur. Les moyens techniques, écriture, orchestration, montage, maniement informatique, etc...ne sont que des supports ou des codes conventionnels entre compositeurs et interprètes. Je pense qu’un compositeur écrit de la musique. Il peut aussi improviser, mais l’écriture, qu’elle soit électroacoustique ou instrumentale implique la possibilité de travailler subtilement sur le temps, de changer un début parce que la fin l’exige. Il faut toutefois préciser ici le concept d’"écriture", celle-ci étant comprise ici comme composition préméditée, elle s’applique davantage à certains gamelans balinais -qui sont mémorisés et retravaillés au point d’être très "écrits"- qu’à 90% de la production de Darius Milhaud ou de Pascal Dusapin qui est proprement "improvisée sur le papier". Cette réflexion sur la préméditation dans la création musicale me semble importante à mener, peut être en théorie, surtout dans la pratique. Il n’est pas plus choquant de demander à un compositeur pourquoi il a placé tel son à tel endroit que de demander une explication à un conférencier sur le sens de la phrase qui vous a semblé obscure. L’idée qu’il suffit d’être compositeur pour avoir le droit à l’arbitraire me semble souvent erronée ». T.B. |