certainement très longtemps - bien avant moi -, mais il faisait de l’ombre. Trop peut-être, pour laisser entrer la lumière du jour par les fenêtres des bâtiments à l’entour. Mais l’homme aux tronçonneuses est arrivé, de la cime au pied il l’a débité. Et ses acolytes ont imperturbablement et méthodiquement tout passé aux broyeurs.

© gP sur un Panasonic Lumix DMC-FZ50
La journée ils ont passé, pour le décimer.

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Quoi, je fais des rimes ? Mais non, c’est une impression d’optique acoustique.

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Allez-y moquez-vous. Oui, j’ai une sensibilité très forte avec les arbres. Allez savoir pourquoi ? Mon apprentissage et mes années de menuiserie. Mon passage chez les boy-scouts ? Mon admiration devant Dame Nature ? Souvent je me dis qu’il y a un tel savoir accumulé dans les cernes de ces ancêtres que l’on abat, sans en avoir recueilli l’histoire. Je délire ? Je suis sûr que non, laissons le temps à la connaissance d’évoluer.
Dans Mes Combrailles, en face de la maison, à quelques mètres, il y a un tilleul planté à la fin de la Révolution (1789). Lui aussi est creux, ou semble creux. Combien de personnes nous ont demandé de l’abattre. Que neni, ce n’est pas moi qui le demanderais. Il est trop magnifique et signifiant.

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Certes, oui bien évidemment, il nous fait une ombre colossale, en fin de journée, et ce dès le printemps. Nous avons bien demandé à la Mairie, de lui rafraîchir un peu la “tignasse “, mais vous savez ce que c’est, en Province, il faut laisser le temps aux 35 heures…
Et oui, il est à la Commune. Je ne peux agir dans leur consentement.
Pendant ce temps j’écoute 600 secondes dans le vieux modèle, pour ensemble (2009) d’Edmund J. Campion (1957) par l’ Ensemble Zellig, sous la direction François-Xavier Roth.
Mots-clefs : photo
magnifique tilleul et triste histoire de l’arbre creux
joli titre pour ces 10 minutes, je ne connais pas ce compositeur
@ Patricio : Edmund J. Campion
enchanté